Nicolas Dupont-Aignan

55 ans • Debout la France

Administrateur civil, député de l’Essonne, fondateur et président de « Debout la France », Nicolas Dupont-Aignan est candidat à l’élection présidentielle depuis le 15 mars 2016.

comprendre

décrypter son
programme

Le gaullisme social, qu’est-ce que c’est ?

Le travail et les parcours professionnels

Nicolas Dupont-Aignan propose de créer la « sécurité professionnelle », garantissant à chaque salarié la constitution d’un capital-formation au fil de son parcours, et lui donnant la possibilité de réorienter sa carrière.

En matière de retraite, il propose un système par points, permettant de choisir sa date de départ à la retraite. Les statuts sociaux des fonctionnaires et des salariés du secteur privé seraient alignés.

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan se déclare séduit par « l’idée d’un revenu de base nettement supérieur au montant actuel du Revenu de Solidarité Active (RSA), mais non cumulable avec d’autres allocations ».

Notre système de protection sociale

Nicolas Dupont-Aignan propose de financer la protection sociale par l’impôt, plutôt que par les cotisations sociales.

Il souhaite encadrer strictement la Couverture Maladie Universelle (CMU) et supprimer l’Aide Médicale d’Etat (AME), afin de limiter « les abus responsables des déficits de la Sécurité sociale ».

Les sujets de société : les points saillants

Le candidat prône une « école du mérite et de l’effort », portée, par exemple, par la réforme de la formation des enseignants.

De manière générale, Nicolas Dupont-Aignan souhaite lutter contre tous les abus et les formes d’assistanat dans la société.

Il se prononce pour une vision fermée de la laïcité et du contrôle de l’immigration.

La santé : l’essentiel

Les propositions du candidat s’articulent autour de 3 axes prioritaires : lutter contre les déserts médicaux, accorder une attention particulière à la pénibilité de certaines professions, et faire de la France un modèle en matière d’intégration des personnes handicapées.

Financement de la protection sociale

financement de la protection sociale

Nicolas Dupont-Aignan souhaite limiter les abus et ainsi le déficit de la Sécurité sociale en encadrant strictement la CMU et en supprimant l’AME. Les étrangers en situation irrégulière seraient par exemple orientés vers des dispensaires spécifiques.

Parallèlement, le candidat propose d’augmenter de 10% les salaires en diminuant d’un tiers les charges sociales : le coût de cette mesure, environ 40 milliards d’euros, serait financé par la lutte contre les abus (par exemple, fraudes à la carte vitale ou au RSA, fraudes fiscales) et la suppression de l’« assistanat ».

Enfin, un plafond maximum pour toutes les aides sociales perçues serait instauré et, selon le projet présidentiel du candidat, les étrangers devraient travailler légalement pendant cinq ans avant de pouvoir prétendre aux aides sociales.

Nicolas Dupont-Aignan estime que la question du financement de l’Assurance Maladie est « un problème de recettes et non de dépenses ». Selon le candidat, la relocalisation d’environ un million d’emplois doit permettre une hausse des cotisations pour financer notre système de protection sociale.

Le candidat propose que les dépenses d’assurance maladie passent de 2,1% par an aujourd’hui à 2,5%, voire 3% par an. Un tel taux permettrait, selon lui, d’absorber les nouveaux besoins au regard du vieillissement de la population et d’éviter des transferts de dépenses vers les mutuelles ou les ménages.

Financement de la protection sociale

financement de la protection sociale

Nicolas Dupont-Aignan souhaite limiter les abus et ainsi le déficit de la Sécurité sociale en encadrant strictement la CMU et en supprimant l’AME. Les étrangers en situation irrégulière seraient par exemple orientés vers des dispensaires spécifiques.

Parallèlement, le candidat propose d’augmenter de 10% les salaires en diminuant d’un tiers les charges sociales : le coût de cette mesure, environ 40 milliards d’euros, serait financé par la lutte contre les abus (par exemple, fraudes à la carte vitale ou au RSA, fraudes fiscales) et la suppression de l’« assistanat ».

Enfin, un plafond maximum pour toutes les aides sociales perçues serait instauré et, selon le projet présidentiel du candidat, les étrangers devraient travailler légalement pendant cinq ans avant de pouvoir prétendre aux aides sociales.

Nicolas Dupont-Aignan estime que la question du financement de l’Assurance Maladie est « un problème de recettes et non de dépenses ». Selon le candidat, la relocalisation d’environ un million d’emplois doit permettre une hausse des cotisations pour financer notre système de protection sociale.

Le candidat propose que les dépenses d’assurance maladie passent de 2,1% par an aujourd’hui à 2,5%, voire 3% par an. Un tel taux permettrait, selon lui, d’absorber les nouveaux besoins au regard du vieillissement de la population et d’éviter des transferts de dépenses vers les mutuelles ou les ménages.

accès aux soins

accès aux soins

Nicolas Dupont-Aignan fait de la lutte contre les déserts médicaux une priorité de son programme santé. Plus généralement, il propose d’élaborer un schéma national des services publics de proximité (hôpitaux, bureaux de poste, trésoreries, cantonnements militaires) pour mettre fin aux fermetures anarchiques de sites et répartir les équipements entre les villes petites et moyennes.

Il recommande également l’augmentation du numerus clausus de médecins d’un tiers pour atteindre la formation de 10.000 praticiens par an et de systématiser les bourses pour les étudiants, en échange de dix années d’installation à l’issue de leurs études dans une zone pauvre en médecins. Nicolas Dupont-Aignan propose de systématiser les consultations avancées de médecins venant de zones bien dotées vers des zones sous-dotées.

Le candidat estime qu’il faut autoriser les délégations de compétences pour que les médecins puissent embaucher des collaborateurs et être les « pivots d’équipes médicales » contribuant à renforcer la proximité de l’offre de soins.

La diminution des cotisations sociales pour les professionnels de santé installés dans des régions à faible densité médicale fait également partie des mesures proposées.

Enfin, le candidat propose d’ouvrir 1.000 maisons de santé sur tout le territoire, afin d’assurer la couverture des communes de 3.500 à 10.000 habitants. L’implantation des maisons de santé, doit, selon le candidat, couvrir tout le territoire de façon équilibrée.

Concernant les conditions financières de l’accès aux soins, Nicolas Dupont-Aignan préconise d’améliorer le remboursement des soins dentaires de base, des lunettes (une paire de lunettes remboursées 100% tous les quatre ans) et des prothèses auditives (une prothèse intégralement prise en charge tous les cinq ans.). Le coût de ces propositions est estimé à 5 milliards d’euros.

Il propose aussi de revoir à la hausse tous les tarifs de remboursement des actes les plus lourds.

Il préconise, par ailleurs, d’élargir les conditions d’accès à la CMU pour les plus de 65 ans « qui ne doivent pas être abandonnés faute de soins ».

En revanche, le candidat estime qu’il est « inacceptable de dépenser un milliard d’euros pour des clandestins ». Il refuse que le système de soins soit utilisé comme « un système de ticket automatique pour les soins ». C’est pourquoi il préconise la mise en place de « dispensaires » spécifiques, avec un traitement des situations « au cas par cas ».

Afin de lutter contre les dépassements d’honoraires, Nicolas Dupont-Aignan propose d’augmenter les tarifs de base de tous les professionnels de santé.

Concernant le prix d’une consultation chez un généraliste, le candidat souhaite le porter à 35 euros, en échange d’une plus forte implication des médecins dans la prévention. Le coût supplémentaire de 2,5 milliards d’euros qui en découlerait pour l’Assurance maladie, les complémentaires santé et les ménages serait largement compensé, selon le candidat, par l’évolution du parcours de soins. A cet égard, Nicolas Dupont-Aignan souhaite recentrer la médecine de ville sur le premier recours, afin que l’hôpital se trouve nettement moins sollicité par les patients.

Enfin, le candidat se prononce pour l’abrogation du tiers payant généralisé.

complémentaire santé

complémentaire santé

Le candidat de « Debout la France » veut bâtir un régime de Sécurité sociale unique, comme en Alsace-Moselle, supprimer le régime social des indépendants (RSI) et l’obligation d’affiliation à une mutuelle d’entreprise pour les salariés. « Il faut mettre fin au maquis des mutuelles », « à ce manque de transparence » et « aux privilèges », a-t-il déclaré.

Nicolas Dupont-Aignan estime qu’il n’y a pas de petits ou de gros risques permettant de délimiter les rôles entre Assurance maladie obligatoire et assurance maladie complémentaire.
Le candidat se prononce pour la préservation de la Sécurité sociale et ne souhaite pas accorder une place plus importante à l’avenir aux complémentaires santé dans le système de soins.

santé du futur

santé du futur

Nicolas Dupont-Aignan propose la création d’une agence médicale européenne, en charge notamment de :
- constituer des bases de données médicales avec les données anonymisées des citoyens européens ;
- déployer des solutions sur le diagnostic automatique et la recherche médicale génomique ;
- développer des outils de découpage de l’ADN, associés à un nouveau langage informatique, permettant de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements contre le cancer.

Le candidat de « Debout la France » souhaite privilégier un modèle de santé préventif, s’appuyant sur les nouvelles technologies et les nouveaux outils de dépistage. Nicolas Dupont-Aignan croit en l’évolution du système actuel vers un modèle prédictif, grâce notamment aux objets connectés.

Le recours aux nouvelles technologies est envisagé tout particulièrement par le candidat pour la prise en charge de la dépendance et du handicap. La création d’un fonds financier de 50 millions d’euros est avancée par Nicolas Dupont-Aignan pour développer la recherche et la fabrication française d’accessoires intelligents et connectés.

médicament

médicament

Nicolas Dupont-Aignan souhaite inverser le rapport de force avec les laboratoires pharmaceutiques. A ce titre, il propose de rendre la fixation du prix des médicaments plus transparente.
Le candidat veut assurer la mise sur le marché au prix européen des médicaments reconnus comme innovants et relocaliser la production de médicaments stratégiques en France.

Il propose que, pour chaque médicament, le système de remboursement soit basé sur son efficacité individuelle mesurée.

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan propose de supprimer le remboursement de tous les médicaments aux bénéfices douteux ou inexistants et de développer la prescription des médicaments génériques.

demain le travail

demain le travail

La proposition de créer « une sécurité professionnelle » garantissant à chaque salarié la constitution d’un capital-formation lui permettant de réorienter sa carrière est exprimée.
Par ailleurs, le candidat souhaite remplacer le système actuel du RSI (régime social des indépendants, professions non agricoles).

prévention, santé et environnement

prévention, santé et environnement

Nicolas Dupont-Aignan évoque la nécessité de mettre en place une véritable politique de prévention, basée notamment sur les nouvelles technologies (e-learning, réseaux sociaux) et les nouveaux outils de dépistage (objets connectés, santé mobile).

Dans cette perspective, il propose de rembourser à chaque Français âgé de plus de 40 ans, un bilan de santé régulier.

A destination des publics jeunes, le candidat préconise la dispense de cours de sensibilisation aux méfaits de la malbouffe.

Les campagnes de prévention en santé publique doivent, selon lui, être tournées vers les habitudes alimentaires, les pratiques de médicamentation et les conduites à risques.

Dans le domaine environnemental, Nicolas Dupont Aignan souhaite réduire les contaminants chimiques toxiques pour la santé, et renforcer l’action et le contrôle des citoyens concernant l’implantation d’antennes-relais sur le territoire de leur commune. La question des ondes électromagnétiques ne doit pas être prise à la légère selon le candidat, qui propose la création de comité d’experts indépendants pour conseiller le gouvernement.

maintien de l'autonomie

maintien de l'autonomie

Nicolas Dupont-Aignan souhaite faire de la France un modèle de l’intégration du handicap dans la société (création de centres-relais, développement du braille, de la langue des signes, intégration dans les écoles et dans le monde du travail).

A ce titre, il souhaite consacrer 5 milliards d'euros à la politique du handicap.Parmi les mesures principales proposées, on trouve notamment :

- L’augmentation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) de 200 euros sur l’ensemble du quinquennat (coût : 2,5 Md€) et l’élargissement des conditions d’attribution pour faire passer le nombre de bénéficiaires de 1 à 1,2 million (coût : 500 M€).

- La mise en place d’une part fiscale complète pour les familles ayant un enfant en situation de handicap.

- La mise en place d’un agenda concret, avec les associations, pour faire appliquer la loi du 11 février 2005, afin de garantir l’accessibilité dans la cité.

- L’accès à une formation professionnelle pour les employés qui demandent le statut de travailleur handicapé.

- La mise en place d’un système de contrôle renforcé et d’incitations auprès des entreprises pour atteindre le quota de 6% de travailleurs handicapés.

- L’augmentation du nombre d'instituts médico-éducatifs accueillant des enfants en situation de handicap.

- La définition d’un statut protecteur pour les lanceurs d'alertes (professionnels, parents, proches) dénonçant des dysfonctionnements et maltraitances au sein d’établissements et institutions.

- Un accès facilité au télétravail pour les personnes à mobilité réduite.

Sur la question du maintien de l’autonomie, le projet présidentiel du candidat propose de faire de la dépendance et du soutien aux aidants une grande cause nationale.

Dans ce domaine, ses propositions s’articulent autour de trois axes :

- Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées : une grande loi de programmation pluriannuelle sur l’autonomie devrait définir les objectifs pour le prochain quinquennat, s’appuyant sur 5 milliards d’euros supplémentaires. Le recours aux nouvelles technologies (télémédecine, objets connectés), le développement de la silver économie, ou encore la création d’un fond national pour l’innovation dans le domaine de l’autonomie, font partie des propositions du candidat. Il propose aussi de financer des équipements et des dispositifs techniques et médicaux connectés dont l’acquisition par les personnes sera remboursée pour faciliter leur suivi à distance.

- Doter les Ehpad des moyens de fonctionnement permettant aux résidants de vivre dans de bonnes conditions : le dispositif « zéro absence de solution » proposé par le candidat devrait permettre une prise en charge rapide. Limiter le reste à charge des usagers, et favoriser la création de nouveaux métiers du grand-âge devraient permettre de mieux accompagner les familles.

- Valoriser et faciliter la vie des aidants : des formations spécifiques pour les aidants pourraient être mises en place dans le cadre d’un congé individuel parental (Cif) ou du compte formation professionnel (CFP). L’instauration d’un volet obligatoire « Aidants en emploi » dans les négociations annuelles des entreprises, fait partie des propositions du candidat.

l'essentiel

Infographie Candidat

Partager cette infographie