Mutuelles étudiantes : ensemble pour une prévention individualisée

Le 21 février dernier au palais Brongniart, la Fédération nationale de la Mutualité française réunissait les candidats à l’élection présidentielle et a pu déplorer la relative absence de la jeunesse des programmes en matière de santé, si ce n’est pour évoquer la prévention, mais sans appréhension globale ni évocation des acteurs existants.

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Alcool, cannabis, conduites addictives : les cinq propositions de l’Anpaa

La consommation de substances psychoactives, licites et illicites, est à l’origine, chaque année en France, de près de 130.000 décès prématurés, dont 79.000 liés au tabac, 49.000 à l’alcool et 1.600 aux drogues illicites. Cette hécatombe a un coût pour la société estimé à près de 249 milliards d’euros par an, entre la prise en charge des soins, le coût de la répression, la perte de productivité ou encore la valeur des vies humaines perdues.

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Allergies sévères : former les professionnels et informer le grand public

Maman d’un enfant souffrant d’allergies sévères, potentiellement mortelles, j’ai interpellé en 2015 Marisol Touraine, ministre de la Santé, sur le sujet des allergies via une pétition – « Les allergies sévères tuent et excluent » – sur le site Change.org.

Malgré plus de 13.000 signatures récoltées à ce jour, je n’ai reçu aucune réponse satisfaisante de la part du ministère et observé aucune action. Je précise d’ailleurs que ma pétition est toujours active, et je vous invite à la signer et la partager au maximum.

Quand on sait que d’ici à 2050, 50% de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ; quand on sait que l’OMS classe l’allergie au 4e rang mondial des maladies après le cancer, les pathologies cardiovasculaires et le sida et qu’au cours des 20 dernières années, le nombre de personnes allergiques a doublé, il devient alors évident d’agir rapidement. Cela d’autant plus que la sévérité des allergies augmente également et que l’on peut mourir d’une réaction allergique grave (œdème de Quincke, choc anaphylactique, anaphylaxie).

Selon le site NotreFamille.com, au début des années 2000, l’anaphylaxie entraînait un risque de décès de 0,6%. A partir de 2004, ce chiffre de mortalité a doublé pour tourner aujourd’hui autour de 1,3%, selon la Pre Denise-Anne Moneret-Vautrin : « A partir de la littérature, on a pu évaluer qu’il y aurait un à trois décès par million d’habitants (…) ce qui représenterait pour la France 60 à 180 morts par an. Or, on ne peut pas savoir actuellement combien de personnes meurent d’allergie alimentaire en France car elle n’est pas indexée dans la classification internationale des maladies », regrette la médecin.

« Pourtant, lorsqu’une anaphylaxie sévère d’origine alimentaire n’est pas diagnostiquée au moment de l’accident grave, lors du passage du patient dans les services d’urgences, le risque de rechute est alors de 25%. D’où l’importance pour les urgentistes référer de façon quasi systématique les personnes ayant subi une anaphylaxie sévère à un allergologue », suggère la Pre Moneret-Vautrin.

« Les allergies peuvent représenter un danger pour la vie certes… mais elles ont aussi un impact socio-psychologique énorme et compliquent incroyablement le quotidien. »

Les allergies peuvent représenter un danger pour la vie certes… mais elles ont aussi un impact socio-psychologique énorme et compliquent incroyablement le quotidien, où l’improvisation et l’insouciance laissent place à l’organisation et la vigilance permanente. Pas facile de vivre avec une épée de Damoclès suspendue en permanence au-dessus de la tête !

La population est peu informée sur le sujet et certains professionnels en contact avec des personnes allergiques ne sont pas formés. Ce manque de communication et de formation a pour conséquence une forme d’ignorance qui entraîne elle-même des a priori, des comportements risqués vis à vis des personnes allergiques, mais surtout de la discrimination, de la stigmatisation et de l’exclusion.

Ce phénomène est d’autant plus ennuyeux pare qu’il touche en majorité les enfants. Ces derniers sont pris en charge par des assistantes maternelles, par des enseignants et d’autres professionnels, qui, par manque de formation ne les accueillent pas dans des conditions optimales de sécurité.

« J’associe les allergies sévères, principalement alimentaires, à un handicap social, et je sais ne pas être la seule maman à raisonner ainsi. »

Il arrive aussi parfois que les enfants subissent une forme de violence verbale, qui les marque à vie, ce qui n’est pas tolérable. Leur différence n’est parfois ni comprise ni tolérée, et les parents ne sont pas toujours écoutés et pris au sérieux. Les allergies sont invisibles au premier abord… et certaines personnes ont du mal à croire et comprendre ce qu’elles ne voient pas.

J’associe les allergies sévères, principalement alimentaires, à un handicap social, et je sais ne pas être la seule maman à raisonner ainsi. Aujourd’hui, en France on sait accueillir dans les cantines scolaires les enfants dont le régime (par choix) est végétarien ou sans porc, mais on refuse des enfants allergiques, parfois même s’ils apportent leur repas de la maison.

Aujourd’hui, on met de côté des enfants en classe parce qu’ils sont allergiques et ils entendent des remarques qui les blessent à vie :

– « Tu n’es pas normal, ce n’est pas aux autres de s’adapter à toi, alors ne les dérange pas, reste assis au fond de la classe. »

– « Pour la semaine du goût, on va déguster des fromages. Tu es allergique au lait ? Pas grave : tu pourras regarder… Tu réagis aux traces de lait ? Alors tu iras au fond de la salle et tu feras de la pâte à modeler. »

– « Tu n’as pas l’air bien malade ! Je sais reconnaître une chochotte quand j’en vois une… »

Des exemples comme ceux-ci, j’en ai une multitude, parce que mon fils les a entendus malheureusement depuis la maternelle, où il était surnommé « Le pénitent » par le directeur de l’école.

Notre cas n’est malheureusement pas isolé, car régulièrement des parents me rapportent des propos similaires, ou bien des actes de négligence : oubli de la trousse d’urgence contenant la piqûre d’adrénaline, vitale en cas de réaction grave, lors de sorties scolaires ; confusion entre les médicaments lors de réactions allergiques, mises en danger lors de goûters, d’expériences faites en salle de classe avec des aliments, etc.

« Former les enseignants, les assistantes maternelles, les restaurateurs, les traiteurs et autres métiers de bouche aux règles de sécurité en cuisine, en classe, en cours de sport ou à la maison… »

Si les professionnel-le-s étaient correctement formé-e-s et la population informée, certains risques pourraient être amoindris et les mentalités évolueraient… les enfants allergiques seraient en sécurité, et surtout ils pourraient s’épanouir à l’école et s’intégrer plus facilement, en gardant leur insouciance, si propre aux enfants. Les adultes quant à eux, seraient moins stigmatisés et leur quotidien facilité.

Parce que nos enfants sont aussi des citoyens, parce que demain la moitié des Français souffrira d’allergies (peut-être vous ou vos proches d’ailleurs ?), il faut agir en communiquant sur les allergies, en aménageant ce qui peut l’être, notamment en formant les enseignants, les assistantes maternelles, les restaurateurs, les traiteurs et autres métiers de bouche aux règles de sécurité en cuisine, en classe, en cours de sport ou à la maison, aux gestes d’urgence et en les sensibilisant à l’impact psychologique de leur actes et de leurs paroles.

Des améliorations peuvent également être apportées au niveau des produits alimentaires, cosmétiques et d’entretien : par exemple certains produits cosmétiques et d’entretien contiennent des allergènes alimentaires (comme de l’arachide, du lait, de l’œuf…) qui devraient être signalés clairement dans leurs compositions, comme cela est déjà fait pour les produits alimentaires.

Nelly Sabot-Patracone

Santé des générations futures : pour un plan de prévention précoce

Les maladies chroniques, maladies « non transmissibles », représentent la première cause de mortalité à l’échelle de la planète. Leur prévalence ne cesse d’augmenter (+ 17%, estimation de l’OMS pour les 10 prochaines années) et leur prise en charge représente un coût non négligeable en termes de dépenses de santé et de productivité. En France, la prise en charge annuelle du diabète est estimée à 12,5 milliards d’euros (2007), à près de 4 milliards d’euros (2008) pour l’obésité,  et 28,7 milliards d’euros (2008) pour les maladies cardio-vasculaires  (Hercberg, 2014).

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Malbouffe : nous devons tous agir !

Une alimentation, élaborée à partir de produits de qualité nutritionnelle contrôlée, contribue à un bon équilibre de santé. Elle permet donc également de réduire les dépenses de santé supportées par les différents acteurs publics ou privés.

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Des propositions pour réguler les conflits d’intérêts des experts

Les situations de conflits d’intérêts sont nombreuses dans le monde de la santé. En France, cette question est d’ailleurs entrée dans le débat public essentiellement à propos de l’expertise en santé suite au scandale du Médiator. Les conflits d’intérêts proviennent de situations dans lesquelles une personne chargée d’un intérêt (par exemple un expert chargé d’une mission d’intérêt général auprès d’une agence sanitaire nationale) pourrait le trahir ou être soupçonné de le faire au profit d’un autre intérêt, le sien ou celui d’un tiers.

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A quand une loi contre les violences éducatives ?

Les violences éducatives ordinaires (VEO)  sont l’ensemble des pratiques coercitives et/ou punitives utilisées,  banalisées dans notre pays, voire même encouragées, car considérées comme bénéfiques pour éduquer les enfants. Elles sont de nature physique  (tapes, fessées pour 85% des enfants, claques, pincements, tirages..), verbale  (injures, cris…) et psychologique  (humilier, rejeter…)

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La prévention : explorons de nouveaux territoires !

La prévention, même si elle semble être de plus en plus considérée par les pouvoirs publics, a encore beaucoup de marges de progression pour être plus visible, plus présente tout au long des parcours de vie, et mieux soutenue par les différentes parties prenantes. La santé environnement, qui se trouve à la croisée de nombreux déterminants, pourrait être abordée de manière intersectorielle. En matière de méthode, la tendance à organiser les actions avec une approche populationelle plutôt que thématique, semble aussi répondre aux enjeux de demain.

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La prévention pour sortir du « tout curatif »

Le proverbe populaire est connu : « Mieux vaut prévenir que guérir ». Pourtant, même s’il existe une vraie prise de conscience sur ce sujet, la prévention reste encore trop en marge des politiques publiques et absente des programmes. Sortir du « tout curatif », c’est pourtant éviter des interventions parfois lourdes et tardives.

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Grippe : six raisons pour la vaccination obligatoire des soignants

Efficacité. Pour poser l’indication d’une vaccination obligatoire chez les professionnels de santé, les prérequis sont les éléments suivants : prévention d’une maladie grave, risque élevé d’exposition pour le professionnel de santé, risque élevé de transmission soignant-soigné, existence d’un vaccin efficace et bien toléré, dont la balance bénéfice-risque est largement en faveur du vaccin. Continue reading « Grippe : six raisons pour la vaccination obligatoire des soignants »