Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias propose la mise en place d’une « sécurité sociale professionnelle », afin « d’effacer le spectre de la peur du chômage et de la précarité ».

Le candidat se déclare favorable à un revenu universel de base de 600 ou 700 euros, inconditionnel et individuel.

Concernant l’offre de soins, Jean-Luc Bennahmias propose l’ouverture de dispensaires, 24h/24h, au sein des grandes agglomérations. L’objectif ? Traiter les problèmes de santé courants, et désengorger les services d’urgence. La reconnaissance de médecines dites « différentes» telles que l’osthéopathie ou la médecine chinoise, permettrait, pour le candidat, de répondre à cette demande de soins tout en l’encadrant.

Pour favoriser l’accès aux soins, il soutient aussi l’ouverture de maisons de santé dans les territoires à faible densité médicale et se dit favorable au tiers payant.

Sur la question de la complémentaire santé, le candidat affirme son attachement aux valeurs de solidarité et d’universalité de la sécurité sociale, qui doit rester dans le domaine public et conserver son périmètre actuel. L’organisation d’une grande conférence réunissant les partenaires sociaux, l’assurance maladie et les complémentaires santé, devrait permettre, selon lui, d’aboutir à une simplification du système de prise en charge .

Dans le domaine de la santé publique, Jean-Luc Bennahmias propose la légalisation contrôlée du cannabis avec une interdiction de vente aux mineurs.

Quant à la politique du médicament, le candidat entend demander aux industriels du secteur intervenants en France une participation à l’équilibre des comptes de l’assurance maladie. En contrepartie de cette contribution, l’Etat participerait plus massivement à la recherche médicale.

Des dispensaires, ouverts 24 heures sur 24, pour traiter les problèmes courants de la vie qui ne sont pas des urgences vitales, notamment les poussées de fièvres infantiles, doivent être ouverts de façon systématique dans les grandes agglomérations.

― Jean-Luc Bennahmias

François de Rugy

François de Rugy propose une réforme de la fiscalité sur le revenu, mais aussi de la fiscalité locale et de la fiscalité écologique. L’impôt sur le revenu et la CSG seraient fusionnés, les cotisations famille basculées sur la CSG.

Le candidat souhaite garantir aux travailleurs indépendants la même protection sociale qu’aux salariés. Il faut, selon lui, sécuriser les nouvelles formes d’activité et de travail indépendant, tant sur le plan juridique que social.

Afin de lutter contre les déserts médicaux, François de Rugy propose de créer un nouveau statut de « professionnel de santé de proximité ».

Concernant l’accès aux soins, le candidat se déclare favorable au tiers-payant généralisé, en maintenant les patients informés du coût de leur consultation.

Pour François de Rugy, les soins remboursés par la sécurité sociale doivent évoluer uniquement sur la base des services médicalement constatés. Le candidat envisage le renforcement du rôle des complémentaires : un contrat de santé, conclu entre les patients, les médecins et les mutuelles, sur la base du volontariat, devrait permettre de limiter les coûts, mais aussi d’améliorer la prévention personnalisée.

Le volet santé publique et prévention de François de Rugy comporte de nombreuses propositions, telles que la mise en œuvre d’un plan national de santé environnementale et de prévention des risques sanitaires, prévoyant des bilans de santé gratuits tout au long de la vie, une formation renforcée des médecins aux nouveaux enjeux de santé publique, l’obligation sur les chaînes télévisées de temps dédiés à la prévention santé…ou encore une grande Loi Santé-Environnement

Quant à la politique du médicament, les propositions de François de Rugy se concentrent sur la réforme de la fixation du prix des médicaments, afin de mieux protéger les intérêts de la sécurité sociale.

Une grande Loi Santé-Environnement sera soumise au Parlement pour porter l’effort en la matière au même niveau que celui porté contre l’alcoolisme ou le tabagisme il y a 25 ans. Elle modifiera en profondeur notre logiciel sanitaire pour mieux prendre en compte la connaissance et la prévention des risques environnementaux.

― François de Rugy

Arnaud Montebourg

Afin d’augmenter le financement de la sécurité sociale et préserver la solidarité intergénérationnelle, Arnaud Montebourg préconise une réforme de la fiscalité. Il propose la baisse de la CSG pour les catégories dont les revenus sont les plus faibles ainsi que sa progressivité. La baisse de la CSG permettrait, selon lui, une hausse du pouvoir d’achat.

Les propositions sociales du candidat concernent également la lutte contre l’ « ubérisation » du travail : il souhaite notamment que les plateformes assument la protection sociale de leurs salariés. Arnaud Montebourg juge le revenu universel de base « irréalisable » et lui préfère une « sécurité sociale professionnelle» articulée autour de 3 grands contrats : de travail, d’activité et de formation.

Pour lutter contre les déserts médicaux, Arnaud Montebourg propose l’ouverture de « dispensaires du 21ème siècle », gérés par la sécurité sociale, en complément des maisons de santé déjà existantes. Les médecins pourront y être salariés, secondés le cas échéant par des étudiants en médecine, et la consultation dispensée serait gratuite.

Concernant les conditions financières de l’accès aux soins, le candidat souhaite instaurer un plafond légal des tarifs pour les prothèses dentaires et auditives, voire pour les soins les plus courants. Arnaud Montebourg se déclare favorable au tiers payant généralisé, à condition que les médecins soient rapidement remboursés par la sécurité sociale.

Afin de lutter contre le renoncement aux soins, Arnaud Montebourg propose de créer une mutuelle publique. Destinée aux Français dont les revenus sont inférieurs à un SMIC complet, non couverts par la CMU. Cette mutuelle publique serait gérée par la sécurité sociale, coûterait à l’assuré environ 10 euros par mois et permettrait de supprimer le dispositif, jugé complexe, de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS).

Sur la question de la dépendance et de l’autonomie des personnes âgées, Arnaud Montebourg propose de créer une « super APA ». Cette allocation unique, versée aux plus modestes, permettrait de diminuer le reste à charge pour les séjours en maisons de retraites et les maintiens à domicile.

Concernant la politique du médicament, Arnaud Montebourg préconise de n’autoriser la mise sur le marché des seuls médicaments qui ont prouvé leur efficacité et de mieux contrôler la fixation du prix des traitements.

36% des Français ont renoncé aux soins l’année dernière. Je propose de créer une mutuelle de la sécurité sociale à prix modéré pour protéger les Français qui ne peuvent bénéficier de la CMU et qui ne peuvent s’offrir des mutuelles privées, trop chères.

Vincent Peillon

Pour Vincent Peillon, la réforme de la fiscalité doit être favorable au travail. Le candidat propose de fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG et de rendre cette dernière progressive.

L’ancien ministre se dit « philosophiquement opposé » au revenu universel d’existence, qu’il estime « impraticable » et donne notamment priorité à la simplification de l’accès aux prestations. Pour « repenser le temps de travail à l’échelle de la vie », Vincent Peillon souhaite renforcer la logique du CPA en intégrant une « banque des temps », abondée par les actifs au cours de leur vie et alimentée par des dotations mutualisées. Bâtir un cadre juridique protecteur, adapté aux nouvelles formes du travail, fait également partie de ses priorités.

Afin de lutter contre les déserts médicaux, Vincent Peillon propose d’inciter les 20 000 médecins remplaçants à exercer dans les zones sous-dotées par une réduction de charges (exonérations de cotisations et d’impôts). Le déploiement de maisons de santé et un financement adéquat de la télémédecine doivent aussi, selon lui, permettre de rendre l’offre de soins plus accessible au sein des territoires.

Concernant les conditions financières de l’accès aux soins, le candidat se prononce pour la généralisation du tiers payant. Pour lutter contre le renoncement aux soins, Vincent Peillon propose la création d’une complémentaire santé publique, accessible aux plus fragiles à un coût acceptable. Cette complémentaire serait financée par la solidarité et la CSG.

Sur la question du vieillissement de la société, Vincent Peillon souhaite créer un « service public des maisons de retraites », pour offrir un séjour gratuit ou à contribution extrêmement faible, sous conditions de de ressources et de patrimoine. Sur le volet handicap, priorité est donnée à l’accessibilité aux études supérieures et à la mise en œuvre intégrale du plan « Autisme ».

Je propose la création d’un service public de maisons de retraite, qui visera à offrir aux personnes qui en ont besoin un séjour gratuit ou à contribution extrêmement faible, sous conditions de revenus et de patrimoine.

― Vincent Peillon

Sylvia Pinel

Sylvia Pinel souhaite alléger et clarifier le dispositif de charges sociales existant. La candidate préconise la suppression des cotisations des entreprises à la branche « Famille » de la sécurité sociale. Cette mesure serait financée par la suppression du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), mais aussi par les gains escomptés grâce à une réforme de l’impôt sur les sociétés.

C’est vers les entreprises mais aussi vers les professions indépendantes que la candidate concentre ses propositions dans le domaine du travail. Au rang des priorités, elle propose notamment de réformer le Régime social des indépendants (RSI), si besoin par le rattachement des indépendants au Régime général.

Sylvia Pinel se prononce contre un revenu universel qui serait alloué à tous sans conditions de ressources. Elles se dit favorable, au titre de la simplification, à la création d’un « guichet unique » et à l’étude d’une fusion des minima sociaux.

Afin de lutter contre les déserts médicaux, Sylvia Pinel souhaite la mise en place de mécanismes incitatifs pour renforcer l’installation des médecins dans les territoires sous-dotés. L’organisation de l’offre de soins au sein des territoires doit également être repensée, notamment en redéfinissant les critères de présence des hôpitaux et des maternités. Le développement du numérique et de la télémédecine doit quant à lui être encouragé et le parcours de soins du patient amélioré.

Le volet prévention de la candidate comporte de nombreuses propositions : l’investissement dans des programmes de santé à l’école et au travail, le renforcement de la lutte contre les pathologies cardio-vasculaires, et la mise en place d’un plan de prévention de l’obésité. Le programme « santé publique » de Sylvia Pinel porte la reconnaissance ou la création de nouveaux droits, comme la légalisation de l’usage du cannabis, encadré et contrôlé par l’Etat.

Concernant les questions de l’autonomie et de la dépendance, l’ancienne ministre souhaite porter progressivement le minimum vieillesse à 85% du SMIC. Sur le volet handicap, le plan Autisme existant serait renforcé.

Quant à la politique du médicament, les propositions de Sylvia Pinel se concentre autour de 3 axes : faire baisser le prix des médicaments en renforçant le contrôle des marges des industriels, généraliser les médicaments génériques, permettre la délivrance de médicaments à l’unité.

La politique sociale de la France doit viser à la préservation de notre modèle tel qu’il est édifié depuis le siècle dernier, et progressivement amélioré. Elle doit prendre en compte de façon réaliste les contraintes financières liées au contexte économique ou à l’évolution démographique. Elle doit prioritairement assurer la protection des plus démunis.

― Sylvia Pinel

Manuel Valls

Pour Manuel Valls, la protection sociale doit être la même pour tous : qu’ils soient travailleurs indépendants, dont les commerçants et les artisans, ou salariés. Il souhaite à ce titre aligner les différents régimes pour bâtir une véritable « protection sociale universelle ».

Pour construire la « sécurité sociale professionnelle » de demain, Manuel Valls souhaite renforcer la logique du CPA et garantir notamment le droit à la formation à chacun tout au long de son parcours.

Au revenu universel de base octroyé sans conditions, il préfère la mise en place d’un « revenu décent ». Financée par la branche « Famille » de la sécurité sociale, cette nouvelle allocation fusionnerait tous les minima sociaux existants. Elle serait versée sous conditions de ressources, à toute personne de plus de 18 ans, résidant régulièrement sur le territoire.

Afin de lutter contre les déserts médicaux, Manuel Valls propose de limiter la liberté d’installation des médecins, en parallèle de mesures structurelles telles que la suppression du numerus clausus et la mise en place d’un « grand plan de la médecine de proximité ».

Concernant les conditions financières de l’accès aux soins, le candidat souhaite supprimer les dépassements d’honoraires en secteur II conventionné et propose une convergence progressive vers un tarif unique et opposable. Il souhaite rembourser à 100% certains soins de ville, sans ticket modérateur. Le virage ambulatoire doit, selon lui, être mieux accompagné, afin de recentrer les hôpitaux sur les soins les plus complexes.

Toujours selon le candidat, la politique de la santé doit se concentrer sur la prévention, dont le budget serait doublé durant le quinquennat. Poursuivre la prise en compte de la pénibilité pour les travailleurs et faire de la santé environnementale une grande cause nationale font partie de ses propositions principales.

Enfin, dans le domaine médico-social, le soutien des aidants familiaux et le renforcement de leurs droits devraient permettre, selon Manuel Valls, de poursuivre l’adaptation de la société au vieillissement et à la dépendance.

Contre les dangers de dérégulation et d’abandon des protections, je souhaite rendre notre système de santé plus protecteur, renforcer notre modèle social, aider les familles, lutter contre la pauvreté.

― Manuel Valls